Ame Son en concert en mai à Paris !

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Le groupe d’Oxford investissait la salle parisienne lundi 13 mai 2019. Rolling Stone y était

Venu promouvoir Everything Not Saved Will Be Lost – Part 1, album paru en mars dernier, dont la suite débarquera à l’automne, le groupe Foals s’est montré sous un de ses meilleurs jours dans la prestigieuse salle du Bataclan. Si ses sonorités, tantôt pop, tantôt déchirantes, tantôt heavy, peuvent parfois sembler insaisissables sur disque, la bande à Yannis Philippakis a bel et bien fait peser la balance du côté guitare de la force pour un show tendu, à la montée au moins aussi progressive que le volume sonore, étonnamment bas en introduction, explosif sur la fin. Retour sur quatre moments d’un grand concert

1/ L’intro sur « On the Luna »

À peine le groupe monte-t-il sur scène qu’il fonce, tête baissée, dans le « banger » de son dernier album, entamé pied au plancher malgré, comme déjà expliqué, un volume sonore étonnamment bas. Rien qui n’empêche le public du Bataclan de se jeter corps et âme dans le concert, couvrant la voix de Yannis Philippakis dès les premières notes chantées.

2/ Les explosions « Inhaler » et « What Went Down »

Très attendus au tournant, les deux morceaux les plus abrasifs de la discographie de Foals (respectivement tirés de Holy Fire et What Went Down, donc) n’ont pas failli à leur réputation. « J’attends que vous foutiez le bordel » lance le leader du groupe avant d’entamer le fameux riff en écho de « Inhaler », reconnu quasi-instantanément par l’audience. L’énergie dégagée par le refrain se propage alors dans toute la salle, légitimant (s’il le fallait encore) les grands élans rock que Foals se donne en concert. On aimerait réussir à convaincre les derniers sceptiques, les quelques ayatollahs de la guitare réglée sur 11, que Foals en live est une vraie expérience rock. Nouvelle preuve lors du rappel, lorsque la tout aussi explosive « What Went Down » est lâchée dès le retour sur scène des musiciens. Mention spéciale à Yannis Philippakis encore une fois, christique auprès du public en bord de scène, psalmodiant le pont avant un final en forme de ras-de-marée.

3/ La pause « Spanish Sahara »

Probablement le morceau le plus iconique de l’époque mouvementée Total Life Forever (le deuxième album du groupe, paru en 2010), le magnifique « Spanish Sahara » ne pouvait en aucun cas manquer le coche. Accalmie annoncée dans l’œil du cyclone de la soirée, le titre, presque entamé à la surprise générale, redonne un second souffle à un public saisi à vif par l’énergie du quatuor (plutôt sextet sur scène, d’ailleurs). Un joli moment, qui permet notamment aux couples de se retrouver pour une longue étreinte avant de replonger au cœur de la bataille.

4/ Le grand final sur « Two Steps, Twice » – et le saut dans la foule

Tradition oblige, Foals a (réellement) achevé sa prestation par « Two Steps, Twice », tiré de leur premier album Antidotes (2008). Une nouvelle raison pour le leader de la bande de se faufiler au niveau du balcon, à l’étage, pour se jeter dans le public. Une tradition toujours aussi impressionnante, parachevant une soirée d’une folle densité.

Source ww.rollingstone.fr

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