La Joconde (suite) : l’aveuglement des experts et des mdias. Copie au Ministre

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Fort du soutien des commentateurs d’Agoravox qui ont approuvé largement l’argumentation de mes deux précédents articles (1), ce dont je les remercie, je lance un appel solennel aux experts du Louvre, avant la commémoration du 5ème centenaire de la mort de Léonard de Vinci survenue le 2 mai 1519.

À droite, la Joconde du Louvre, à gauche, une Joconde bleue inconnue.


Ma thèse est la suivante : que le domestique Salaï ait posé pour une première ébauche, Mona Lisa ensuite pour le sourire, je pense l’avoir démontré. Il n’en reste pas moins que c’est bien une Flore que Léonard de Vinci a voulu représenter tout en s’interrogeant sur le mystère de l’Être face au néant. Dans ce processus d’élaboration, je propose, arguments à l’appui, de voir dans cette Joconde bleue, une authentique peinture du Maître, juste avant l’exécution du tableau du Louvre.

J’en veux pour preuves les corrections apportées à quelques détails qui ne s’expliquent que par un souci d’amélioration : un avant-bras droit moins raide, un pont plus éloigné, une broderie plus détaillée, mais surtout – juge de paix par excellence – l’absence totale de jaune dans cette Joconde bleue. J’en déduis que Léonard de Vinci a voulu représenter la scène, à gauche, avant le lever du soleii, à droite, après son lever. Ce qui s’inscrit tout à fait dans son interrogation presque métaphysique sur le mystère de la lumière.

« Regarde la lumière et admire sa beauté. Ferme l’œil et observe. Ce que tu as vu d’abord n’est plus et ce que tu verras ensuite n’est pas encore » (carnets).

Mes contradicteurs habituels ne manqueront pas l’occasion de me faire remarquer que je ne suis pas le seul à proposer d’autres Jocondes qui auraient pu précéder l’exécution du tableau final ; peut-être ? je ne sais pas. Et pire, que cette Joconde bleue ne serait qu’une copie comme beaucoup d’autres. 

Une réponse suffit : voyez, dans ma Joconde bleue, les plis des manches, voyez ceux du voile sur l’épaule, c’est blanc, mais dans les autres Jocondes, le reflet doré s’y trouve, soit qu’elles précèdent le tableau du Louvre, soit, plus probablement, qu’elles s’en inspirent ou le copient. Voyez le fond du ciel de ma Joconde bleue, il est bleu. Voyez le visage de la femme, il est blanc. Tout est peint en couleurs froides. Ou alors, il faudrait supposer que le peintre n’avait plus de jaune sur sa palette, ce qui est absurde. Cette Joconde bleue sans jaune pour la réchauffer est un cas unique, à ma connaissance.

Des tableaux précurseurs : les deux « Vierge aux rochers ».


À droite, juste avant le lever du soleil, la lumière n’entre pas dans la grotte. Elle est seulement diffuse. Les couleurs sont froides. Les replis du manteau au-dessus des genoux de la Vierge ne sont éclairés que d’un brun foncé. Les visages sont blancs, voire livides.

À gauche, après le lever du soleil, la lumière entre dans la grotte. Recevant ses rayons, les visages et le corps des enfants s’éclairent en retrouvant le teint naturel de la chair. La cape rouge de l’ange resplendit tout en réchauffant la scène, mais le fond de la grotte, ne recevant pas les rayons, reste dans l’ombre.

A gauche, la version du Louvre, à droite, celle de Londres. L’histoire de leur commande, de leur livraison et de leur destination finale est particulièrement obscure. Je ne me prononce pas. Il est possible que Léonard de Vinci ait profité d’une commande pour exprimer, déjà, avant la Joconde, sa réflexion sur la lumière sans trop se soucier des termes du contrat, d’où le liiige.

Un classement des oeuvres désuet : la Madone de Laroque.

J’en ai donné l’explication dans plusieurs articles dont le dernier en date du Ier août 2018, mais ce n’est pas mon raisonnement qui a décidé les experts à procéder à des analyses scientifiques, mais la persévérance des propriétaires, d’où finalement son classement en oeuvre d’atelier. Pourquoi « oeuvre d’atelier » puisqu’il est reconnu comme étant de la main du maître ? C’est absurde ! d’autant plus que ce tableau contribue à nous expliquer sa pensée complexe qui joue et crée l’ambiguité en évoquant l’histoire des évangiles, à la fois dans le temps et l’espace.


Et ce visage, n’est-il pas le même que celui de la Vierge à l’enfant, tableau perdu mais que j’ai retrouvé, admirable tableau où le sfumato du peintre se révèle dans toute sa splendeur ?

Un tableau fondateur.


Ce paysage sans vie qui apparaît dans l’encadrement de la fenêtre n’annonce-t-il pas déjà celui du tableau de la Joconde ?

L’internet s’embrouille.

Faites une recherche de « Vierge à l’enfant ». et vous trouverez : 

Drouot, étude Debaecque : ECOLE FRANCAISE d’après Léonard de Vinci (?), Vierge à l’enfant, huile sur toile H….


Et aussi Artnet : 
D’après Raphael (?) (italien, 1483 – 1520) Titre :
La Vierge à l’Enfant dit aussi la Madone Bridgewater. Support : oil on canvas.


Et voici le tableau de Raphaël, copie manifeste, légèrement modifié, du tableau de Léonard de Vinci :.

Remarquez que dans ces trois copies, les auteurs n’ont pas reproduit le paysage qui apparaît dans la fenêtre du tableau original de Léonard de Vinci, ce qui signifie qu’ils n’ont rien compris. Ainsi s’expliquerait peut-être le flou des réponses que faisait Léonard aux questions qu’on lui posait sur le tableau de sa Joconde.

Pourquoi, en effet, se fatiguer à vouloir expliquer une pensée à des gens qui sont incapables de la comprendre ? 

Emile Mourey, photos de l’auteur et divers, château de Taisey, le 14 avril 2019.

Renvoi 1 : https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-joconde-et-ses-mysteres-214001

https://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/la-joconde-et-ses-mysteres-suite-214119



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