Pourquoi Google laisse fuiter son Pixel 4

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Google a fini par lâcher le morceau. Il a communiqué quelques éléments du prochain Pixel 4, le smartphone qu’il compte dévoiler en octobre prochain. Il n’a pas hésité à publier sur son compte Twitter une photo de l’arrière de son prochain téléphone qui laisse voir une caméra qui, selon la presse américaine, ressemblera de très près à celle du prochain iPhone qu’Apple lancera en septembre. Rien d’étonnant à ce que le géant américain laisse voir la partie caméra. Les constructeurs se sont lancés dans une course à la qualité photo qui les incite à doper leurs appareils, ce qu’a fait Huawei avec le P30 doté de trois capteurs dont un de 48 mégapixels. Oppo, Samsung ou Sony proposent sont eux aussi dans cette course technologique, si bien que Google devra mettre les bouchées doubles. En organisant lui-même les fuites sur le Pixel 4, Google veut évidemment s’offrir à bon compte une publicité mondiale mais il cherche aussi à éviter d’être accusé de copier le futur iPhone 11 dont la caméra sera elle aussi carrée.

Pixel n’a jamais percé

Malgré ses bonnes performances techniques, la gamme des Pixel n’a jamais vraiment percé et  Google n’affiche pas une stratégie clairement identifiable dans le matériel. Le géant américain cherche vraisemblablement à montrer les nouvelles fonctionnalités d’Android plutôt que de vendre des smartphones. Il ne souhaite clairement pas faire de l’ombre aux constructeurs qui utilisent Android, surtout dans un moment de guerre économique entre les Etats-Unis et la Chine.

En mai dernier, Donald Trump a décidé de couper les ponts avec le constructeur chinois Huawei qui était en passe de devenir le numéro 1 mondial. Cette décision unilatérale empêche Huawei de mettre Android sur ses prochains smartphones. Du coup, les ventes se sont effondrées et les stocks s’accumulent en Europe et aux Etats-Unis. Huawei va donc développer son propre système d’exploitation et entrer directement en concurrence avec Google sur le terrain logiciel. « Nous avons développé notre propre système d’exploitation, affirme Richard Yu, directeur de la division mobile de Huawei, s’il s’avère que nous ne pouvons plus utiliser Android, nous avons une solution de rechange. » Jusqu’ici, toutes les tentatives pour casser le duopole Apple/Android ont échoué. Windows Mobile de Microsoft, Tizen de Samsung, Symbian chez Nokia, ont été des échecs.

La Chine pourrait interdire Android

Il n’est pas impossible que les autorités chinoises interdisent purement et simplement Android, ce qui assurerait le développement rapide d’un système d’exploitation chinois. Selon The Global Times, un media proche du gouvernement chinois, Tencent, Xiaomi, Oppo et Vivo seraient en train de travailler avec Huawei sur un nouveau système d’exploitation baptisé provisoirement HongMeng OS. Ce système pourrait devenir un redoutable concurrent au tout puissant Google qui équipe environ 80% des smartphones dans le monde. S’il y a peu de risque de voir le consommateur américain ou européen changer de système d’exploitation, il n’en est pas de même dans les pays émergents où une partie de la population est encore en phase d’acquisition d’un premier smartphone et qui n’est donc pas encore habituée à un système d’exploitation.

Les ventes de smartphones en baisse

Or c’est bien sur ces marchés que se situe la croissance. Le cabinet d’études Gartner souligne que la demande en smartphones a tendance à baisser : -2.7% dans le monde, -17,6% pour Apple au premier trimestre 2019. « Malgré son absence du marché américain, indique un rapport de Gartner, Huwei reste le numéro 2 mondial et continue à se rapprocher de Samsung. » « La demande pour des smartphones premium reste inférieure à celle des modèles basiques, ce qui affecte davantage des marques comme Apple et Samsung, estime Anshul Gupta, directeur de recherche chez Gartner, et la demande pour des modèles courants diminue car les utilisateurs ressentent moins le besoin de renouveler leurs appareils. Le ralentissement de l’innovation et la montée des prix ont pour effet de rallonger les cycles de remplacement. »

Dans ce contexte, l’absence d’Android sur les modèles de Huawei « entraînera un bouleversement des exportations du constructeur chinois, commente Anshul Gupta, qui représentent près de la moitié de ses ventes. Elle provoque une appréhension chez les acheteurs qui va grandement limiter la croissance de Huawei au prochain trimestre. » De fait, les ventes ont déjà chuté de près de 20% en France et le trimestre en cours s’annonce catastrophique.

Google a fini par lâcher le morceau. Il a communiqué quelques éléments du prochain Pixel 4, le smartphone qu’il compte dévoiler en octobre prochain. Il n’a pas hésité à publier sur son compte Twitter une photo de l’arrière de son prochain téléphone qui laisse voir une caméra qui, selon la presse américaine, ressemblera de très près à celle du prochain iPhone qu’Apple lancera en septembre. Rien d’étonnant à ce que le géant américain laisse voir la partie caméra. Les constructeurs se sont lancés dans une course à la qualité photo qui les incite à doper leurs appareils, ce qu’a fait Huawei avec le P30 doté de trois capteurs dont un de 48 mégapixels. Oppo, Samsung ou Sony proposent sont eux aussi dans cette course technologique, si bien que Google devra mettre les bouchées doubles. En organisant lui-même les fuites sur le Pixel 4, Google veut évidemment s’offrir à bon compte une publicité mondiale mais il cherche aussi à éviter d’être accusé de copier le futur iPhone 11 dont la caméra sera elle aussi carrée.

Pixel n’a jamais percé

Malgré ses bonnes performances techniques, la gamme des Pixel n’a jamais vraiment percé et  Google n’affiche pas une stratégie clairement identifiable dans le matériel. Le géant américain cherche vraisemblablement à montrer les nouvelles fonctionnalités d’Android plutôt que de vendre des smartphones. Il ne souhaite clairement pas faire de l’ombre aux constructeurs qui utilisent Android, surtout dans un moment de guerre économique entre les Etats-Unis et la Chine.

En mai dernier, Donald Trump a décidé de couper les ponts avec le constructeur chinois Huawei qui était en passe de devenir le numéro 1 mondial. Cette décision unilatérale empêche Huawei de mettre Android sur ses prochains smartphones. Du coup, les ventes se sont effondrées et les stocks s’accumulent en Europe et aux Etats-Unis. Huawei va donc développer son propre système d’exploitation et entrer directement en concurrence avec Google sur le terrain logiciel.



Source www.challenges.fr

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