Sommes-nous gouverns par des gens dangereux ?

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Sommes-nous gouvernés par des gens dangereux ?

Si l’on se reporte à la définition du « gouvernement mondial » (*) telle qu’elle est donnée par D. Rockefeller, on doit admettre que cette forme de gouvernement est exactement à l’opposé de celle du gouvernement « démocratique » :

« … Mais le monde est aujourd’hui plus sophistiqué et préparé à l’entrée dans un gouvernement mondial. La souveraineté supranationale d’une élite intellectuelle et de banquiers mondiaux est assurément préférable à l’autodétermination nationale des siècles passés ». (David Rockefeller ; Commission Trilatérale, 1991).

D’où le sentiment que cette idéologie politique est, et sa mise en œuvre (*) serait, « dangereuses » à divers titres. Ceux qui prônent l’installation du « gouvernement mondial » peuvent donc, au moins d’un point de vue logique, être considérés comme dangereux pour la démocratie, c’est à dire pour les citoyens. Lesquels (si tant est que l’on puisse alors continuer à parler de « citoyens ») ne pouvant plus participer au gouvernement (« du peuple, par le peuple, pour le peuple » (*), seraient à la merci de cette oligarchie gouvernante. Dans leur vie … Et, pourquoi pas, pour le reste de liberté qui leur serait consentie, voire pour leur vie, si le « gouvernement mondial » estimait qu’il convient de réduire la trop forte pression exercée par certaines strates de la population.

Il est donc important de chercher à savoir qui, parmi les dirigeants du monde, est potentiellement dangereux (ou dangereux tout court). D’où la question (formulée sous une forme provocatrice) que nous posons.

Répondre à la question n’est pas une mince affaire. Un légitime propriétaire de sa voiture peut se révéler être un crétin dangereux quand il est au volant dès lors qu’il un adepte de certaines drogues. C’est pour cette raison que les policiers et les gendarmes opèrent des dépistages chez les automobilistes. Et disposent d’outils permettant d’apprécier la dangerosité pour les autres de chaque individu contrôlé.

S’agissant de l’évaluation de la dangerosité des dirigeants -qu’ils doivent leurs postes à l’élection n’a rien à voir-, on pourrait s’inspirer de la méthode. Et mettre en place une batterie de tests. Adaptés (1) à la question posée. Par exemple :

Test 1 . Quand ils annoncent le gouvernement mondial, les dirigeants présentent-ils cette perspective comme un danger dont il faut se prémunir (activement) ? (réponse A). Ou déclarent-ils au contraire qu’il faut s’y préparer, l’avènement de cette forme de gouvernement étant inéluctable, voire même souhaitable ? (réponse B).

Test 2. Quand les dirigeants prennent des décisions, dans le temps qui nous sépare (*) de l’installation (2) formelle de ce gouvernement, leurs décisions s’inscrivent-elles dans la logique de cette forme de gouvernement ? (réponse B). Ou visent-elles plutôt à maintenir en place (et à la défendre contre les manœuvres et tentatives des autres) la forme du gouvernement démocratique et ses acquis ? (réponse A).

Conclusion : … Quand les A l’emportent, l’individu n’est pas dangereux (3).

Marcel-M. MONIN

m. de conf. hon. des universités.

(1) Remarque méthodologique : se pose évidemment aux spécialistes des sciences sociales, la question (préliminaire) de savoir si la formulation des questions est adaptée à l’objet de l’étude. Chacun pourra donc en proposer d’autres, ou donner à nos questions une autre formulation.

(2) à Jérusalem (rêve de J. Attali) ou ailleurs. NB. V. sur internet les références des écrits et les déclarations sur cette question de cet auteur-acteur. Et les réactions de diverses personnalités.

(3) Quand les B l’emportent se pose un sérieux problème politique. Ainsi que l’angoissante question : « quand la démocratie est en voie d’être perdue, ou qu’elle l’a été à la suite d’un vote ou d’un enchaînement de votes, les citoyens (qui n’en sont alors plus vraiment ) peuvent-ils la recouvrer par la même voie ? »

NB. Cette question fait référence au syllogisme enseigné fréquemment par les constitutionalistes et les politistes à leurs étudiants : « la démocratie repose sur l’élection, donc l’élection « peut » détruire (sous entendu légitimement) la démocratie ». En réalité, si un vote a pour objet et pour effet de détruire la démocratie, cette opération électorale est nécessairement contraire -et de fait étrangère- à la démocratie. Qu’après coup, en tire, ou on puisse ou pas en tirer les conséquences, est une autre affaire. Les militaires et les dirigeants algériens, qui n’avaient pas tous fait des études de droit, l’ont compris, lorsqu’en 1992 ils ont arrêté le processus électoral et ont dissous les APC tombées entre les mains du FIS. Etant entendu qu’il peut arriver qu’après qu’un individu (plus que dangereux au regard de ses actes) se soit installé au pouvoir, y compris par la violence, soit « débarqué – et que la démocratie soit recouvrée – par l’effet d’un vote (cas Pinochet au Chili).

(*) voir sur AGORAVOX, notre article : « Déjà … le gouvernement mondial », et nos développements de science politique (fiction) : « Gouvernement mondial : éléments pour la rédaction d’une constitution ».



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